12/01/2010
LEVON VINCENT : NEW YORK NEW YORK
Juste retour des choses, la plus belle promesse de la deep house actuelle vient de New York, ville qui a vu naître ce courant. Nouveau chouchou du genre, Levon Vincent saisit parfaitement l’esprit des années minimales berlinoises et le marie à merveille à une patte rugueuse, soul et enivrante.
LEVON VINCENT @ THURSDATE - Jeudi 21 janvier
Racontes-nous un peu ton parcours : dans quel environnement musical as-tu grandi ?
J’ai eu la chance d’être dans une famille où la musique avait une grande place. Mon père était trompettiste. On avait un piano à la maison. Je me souviendrai toujours du jour où, gamin, mon oncle m’a pris la main et l’a plaquée sur le piano pour me faire jouer mon premier accord. C’était le paradis, je crois que ce jour-là j’ai su que je voulais devenir musicien.
Les premiers groupes importants pour toi ?
Ma mère avait un vinyle du “Discreet Music” de Brian Eno. J’adorai ce disque quand j’étais jeune. J’ai aussi beaucoup aimé Sister Sledge et son “We Are Family”, et Michael Jackson, bien sûr, avec “Off The Wall”.
Comment découvres-tu la musique électronique?
Je ne pourrai pas dire, dans les années 80 j’écoutais pas mal de disco, de hip hop et d’electro-pop, la house a été une continuation naturelle pour moi, j’ai du mal à situer un disque, un évènement ou un label clé qui me l’aurait fait découvrir.
Comment se porte aujourd’hui la scène house new-yorkaise?
New York est à nouveau dans le coup ! Pas mal d’artistes qui supportent cette musique depuis des années commencent à voir enfin le fruit de leurs efforts récompenser. On sent à nouveau une excitation sur ce qui se passe à New York, il y a pas mal de soirées qui se montent, on sent le vent tourner, ça fait du bien ! En fait la house en général se porte bien, et cela se ressent à New York.
Tes artistes actuels préférés ?
Mes potes new-yorkais Jus Ed, Anton Zap, Fred p AKA Black Jazz Consortium, DJ QU etc etc... J’aime beaucoup aussi Marcel Dettmann d’Ostgut, les labels MDR et Klockworks. D’une certaine manière nos disques et les leurs se marient assez bien, même si ils s’inscrivent dans des styles assez différents, ils ont une esthétique commune.
Tu es en train de devenir très populaire en Europe, tu ressens cet engouement pour toi ?
Je ne sais pas, je peux juste dire que cela fait plaisir à attendre, que j’en suis très honoré. J’ai commencé à mixer dans les années 90, j’ai beaucoup donné pour cette musique, je l’adore, j’aime la partager avec les gens, donc ce qui se passe actuellement pour moi, comment dire, c’est l’aboutissement d’un des grands objectifs de ma vie, c’est un rêve qui se réalise…
Etais-tu déjà allé au Panorama Bar avant qu’il ne te demande un track pour sa compilation mixée par Tama Sumo ?
J’avais joué au Berghain une première fois quelques mois plus tôt. Le Panorama Bar, je vais y jouer pour la première fois le 22 janvier ! J’y joue avec Tama Sumo, Jus Ed et DJ QU. Cette date m’excite tellement que j’en ai parfois du mal à dormir.
Damien Almira
Levon Vincent « Double Jointed Sex Freak » (Novel Sound)
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REXORAMA SEPTEMBRE 2010


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