• Interview
    JAMES DEAN BROWN

La Get Underground est de retour au Rex avec une pointure : James Dean Brown. Nous lui avons posé quelques questions !

Hello Peter (James Dean Brown), c’est la première fois que tu joues au Rex. Tu le sens comment ?

J’aime les clubs qui ont une histoire, qui ont gagné leur réputation avec un état d’esprit unique, une vision avant-gardiste et une approche visionnaire de la musique. Le Rex en fait partie, c’est un club professionnel, qui prends soin de ses clients, de la musique et de la qualité du son. Cette première expérience risque donc d’être très excitante.

Une petite anecdote sur le Rex : en 1994 j’accompagnais Lassigue Benthaus durant sa tournée « Render » et le Rex était l’une des étapes de cette tournée. Le groupe était composé de AtomTM (drums et voix), de Tobias, de Dandy Jack et Tetsu Inoue. De mon côté je m’occupais des lights et de la vidéo…Une équipe formidable, un son génial, vraiment un excellent souvenir !

Peux tu nous parler de tes débuts en tant que dj ?

J’ai commencé dans des fêtes à l’école, la musique a toujours été ma première passion, ma plus grande source d’inspiration, je n’ai jamais vraiment pensé à devenir Dj, je le suis juste devenu, en passant mes disques favoris dans ma ville d’origine, Francfort. Quand j’ai commencé à savoir mixer les morceaux, j’ai su que ça allait m’ouvrir pleins de perspectives. A l’époque j’écrivais les textes de promo de Neuton Distribution et ils m’envoyaient pleins de vinyles. La tentation de mix fut trop forte et je n’ai donc pas pu y résister ! J’ai commencé à mixer à peu près en même temps que Zip, à l’époque on jouait ensemble avant même que Perlon existe. Markus Nicolai m’accompagnait parfois au piano. Comme mes goûts musicaux avaient tendance à toujours changer, je n’ai jamais vraiment suivi de ligne directrice comme Zip, mais ces différents goûts m’ont permis de répandre les fruits de mon inspiration aux quatre coins du monde ! De plus je n’ai pas de set up à la maison, mon installation hi fi me suffit. J’ai entre autres un empire 698, l’une des plus belles platines qui existe.

Tu peux nous parler de ton projet Hypnobeat ? Comment as tu rencontré Helena Hauff et qu’est ce qui vous a poussé à collaborer ensemble ?

Hypnobeat est un projet que j’ai lancé en 1983. Il a été actif pendant quelques années, ensuite en sommeil et redécouvert en 2012 par Frederic Maliki, fondateur du label et festival parisien, Serendip. Pour toute l’histoire de ce projet je conseille de suivre ce lien : (http://www.hypnobeat.net).

Mon ex collaborateur sur Hypnobeat m’a fait écouté un morceau d’Helena, « Actio, Reactio » quand il est sorti en 2013, qui sonnait comme l’un de mes morceaux sortis en 1984 (https://www.youtube.com/watch?v=x2cTHga345M). je l’ai envoyé à Fred et c’est lui qui a contacté Helena et lui a demandé un remix. J’ai ensuite découvert qu’elle utilisait beaucoup de machines à rythmes, dont deux Roland, et j’ai pensé qu’elle devait me rejoindre sur ce projet pour sa résurrection. Elle a accepté. Depuis trois ans nous nous sommes produit douze fois ensemble. On ne se voit jamais entre chaque show !

L’actualité d’Hypnobeat ce sont trois sorties à venir sur Arma, Pluie/Noir et Istheway et deux vinyles en forme de rétrospective de Hypnobeat, je travaille depuis quatre ans sur ce projet.

Narcotix Syntax, mon projet commun avec mon ami Yapacc, est toujours d’actualité (http://www.narcoticsyntax.com), notre dernière sortie est toute fraiche et elle est disponible sur l’excellent label de mon ami Pit Spector, Prospector.

Tu travailles entre Berlin, Francfort et Paris. Ou vis tu et quel est l’endroit où tu travailles le mieux ?

J’ai grandi à Francfort et j’ai du m’y re-installer il y a quatre ans pour raisons professionnelles. J’ai gardé un pied à terre à Berlin car je suis émotionnellement connecté avec cette ville depuis les années 80. Enfin je suis souvent à Paris et je m’y sens comme à la maison pour des raisons purement romantiques, car ma Poulette adorée y habite. Mais même avant de rencontrer Leticia, j’ai toujours passé d’excellents moments dans cette ville. Du coup je vis à Francfort qui est idéalement situé pour que je me puisse me déplacer à Berlin et à Paris !

Tu as récemment sorti un mix de 15h sur Phonograph Corp. Comment l’as-tu construit ?

Entre 1997 et 2005, j’avais une émission hebdomadaire sur Radio x à Francfort, qui s’appelait Elektropensturm. (Tempête electropicale). A chacun de mes passage en tant que dj, il y avait un concept et c’est comme ça que j’ai décidé de lancer mon projet Dope Exotica, avec comme but de créer une ambiance exotique, qui procure un effet psychotrope, mais sans avoir rien pris. Après plus d’un an et demi passé à rechercher, compiler, jouer et mixer des morceaux, à réarranger mes tracklists j’avais enfin accompli ma mission. J’avais compilé 229 morceaux en superposant plus de 12 mois de mixes. Le résultat est une collection vieille de 49 ans (1954 – 20003), de Psychedelia, Exotica et Intoxica.

(http://www.phonographecorp.com/stream/podcasts/phonocasts/phncst260-james-dean-brown)

Quels sont tes projets pour les mois à venir ?

Des sorties avec Hypnobeat et Narcotic Syntax sur Bedouin, Perlon, R&S, Rush Hour, Serendip et Dark Entries. Je ne prévois pas grand chose en fait, je suis le mouvement !
Je passe mes weekends à voyager et à passer le plus de bons moments possibles en compagnie de ma poulette. Bon…j’ai une date que je ne manquerai pour rien au monde et qui est prévue depuis longtemps: La Get Perlonized au Panorama Bar le 6 janvier prochain.

JDB in the mix
http://www.narcoticsyntax.com/downloads.html