STEVE BUG


Pokerflat


@ Rexclub


BASSCULTURE 13.12.2008

10 YEARS OF POKERFLAT 02.05.2009

OVUM 15th BIRTHDAY 13.07.2010

FACE A FACE: Miss Kittin & Steve Bug 03.02.2012


Interview


Steve Bug : Super hero dance music

Tu fêtes les 10 ans de ton label Dessous, les 20 de Poker Flat avec une 100ème sortie, comment vois-tu ta ‘carrière’ après tout ce temps, l’évolution de tes labels et leur place dans la scène techno actuelle ?

Je trouve qu’ils se portent très bien, sortent des tracks de qualité et développent le son que je défends tout en restant frais et pertinents. Ce n’est pas toujours facile, mais avec passion et dévouement on y arrive. Me concernant, c’est un peu pareil, l’important est d’évoluer, sans se renier ni tenter de suivre les tendances. J’ai maintenant une longue expérience derrière moi, et j’espère pouvoir continuer encore quelques années. Je suis toujours aussi passionné même si je suis parfois fatigué des aéroports, ou agacé par le manque d’ouverture de certains DJ’s qui jouent le même style toute une soirée au lieu de construire un set et proposer un vrai voyage aux danseurs. Mais c’est une autre histoire. Quand je regarde en arrière, je suis finalement content qu’il n’y ait jamais eu de grosse hype sur moi, et d’avoir ainsi pu tracer ma route comme je l’entendais, pas à pas, en m’améliorant et en m’adaptant à de nouvelles situations en club. Et puis, j’ai de vrais fans, et non des branchés opportunistes.
 
La 100ème sortie Poker Flat est un réédition d’un track house légendaire. Est-ce pour signifier le fort ancrage du label dans les racines de cette musique en provenance de Chicago ?
“The House Of God” de DHS est un track des débuts de la house, et pas mal d’artistes Poker Flat ont dansé dessus à l’époque ou l’ont même joué en tant que DJ’s. C’est notre background, et on est tous tributaires de ce groove originel. C’est lui que nous tâchons d’insuffler et de rénover avec les moyens technologiques à notre disposition aujourd’hui, et en regard de l’évolution de la dance music ces vingt dernières années.
 
Tu as une sacrée réputation d’‘entertainer’, il suffit de voir l’énergie que tu déploies derrière les platines… C’est quoi le secret de ta forme ?
Je fais beaucoup de jogging, de yoga, de piscine, mais la principale énergie c’est celle que me procure la musique et que me renvoient les clubbers.
 
Le son que tu joues est dansant à l’extrême, c’est comme une techno cartoon mettant les éléments les plus fun au premier plan, au détriment des plus dark comme trop souvent en électronique. Peut-on parler à ton sujet de dance music de super héros ?
Hé hé ! Merci de dire que mes tracks sont fun ! Je viens du nord de l’Allemagne, et on a un humour un peu spécial là-bas. Je veux bien t’accorder qu’ils reflètent cela dans une certaine mesure, mais pour moi c’est du sérieux avant tout. Ça vient de mon cœur, et de mon ‘shaking ass’ bien sûr.
 
Tes prochains projets ?
Un nouvel album sûrement, l’an prochain.
 
 

Texte : Gilles Gambier