• Interview
    OSHANA

Le belle américaine devenue Berlinoise est de retour au Rex avec un live et le crew Yoyaku ! Nous lui avons posé quelques questions

Hello Oshana

La dernière fois que tu as joué au Rex c’était pour une soirée Rue De Plaisance. Quel genre de souvenir gardes-tu de cette nuit ?


Je garde un souvenir très chaleureux de la dernière fois que j’ai joué au Rex. C’était vraiment agréable de voir l’ambiance familiale qui règne entre les membres du staff du Rex. L’endroit est également impressionnant, il y règne une vibe qui me rappelle un club que l’on aurait pu trouver à New York dans les années 80. Le public était très énergique et particulièrement réceptif, ce qui m’a poussé à faire un bon set, c’était excitant. J’ai passé un excellent moment avec toute l’équipe de R2P (Varoslav et Marie Charlotte) ainsi que Tommy Vicari Hr. Ils m’ont vraiment beaucoup fait rire.

Tu t’apprêtes à jouer avec l’équipe de Yoyaku. Comment les as-tu rencontrés et comment as-tu décidé de travailler avec eux ?

J’ai rencontré Victor un an avant mon départ à Berlin grâce à des amis communs. Quant aux autres je les ai rencontrés après avoir signé mon EP sur Partisan qui fut distribué par leur département de distribution vinyl : Yydistribution. J’ai décidé de travailler avec eux après avoir été témoin de leur travail acharné, ambitieux et leur façon très professionnelle de travailler avec Partisan. Pour moi, c’était un choix évident au regard de notre vision commune sur l’industrie musicale et la vie. Il va sans dire que les français tiennent une place spéciale dans mon cœur.

Tu as débuté ta carrière aux Etats-Unis. Comment se porte la scène musicale là bas ?

La scène n’a jamais été aussi vibrante. Evidemment les européens ont une responsabilité importante dans ce qui se passe aujourd’hui mais la dance music a été et sera toujours l’une des forces principales des Etats-Unis. Il y a un afflux de talents internationaux chaque week-end dans la plupart des grandes villes grâce à des fêtes comme Resolute, Strange People, De La Funk, Outwatch, et Bikmarket à New York, Tied à Chicago, Flash et Nomad à Washington, UnMute à Miami, NoNonsense à Seattle, Cyclone à Los Angeles, et beaucoup d’autres. Pour moi tout ça c’est dû au développement de fêtes underground comme les Warehouses et grâce à de jeunes ravers inspirés par des festivals tels que le Sunwaves ou le Sonar.

J’ai entendu que tu avais déménagé à Berlin. Pourquoi ? Est-ce que cette ville influence ta musique ?

Et pourquoi pas ? Pour des raisons très simples, c’est accessible, multi-culturel et ça m’inspire beaucoup de vivre dans une ville qui déborde de talents internationaux. Berlin a complètement influencé ma musique, surtout sur ma dernière sortie chez Partisan. Il n’y a pas vraiment de limites dans cette ville pour des DJs ou producteurs comme moi, ça nous pousse à créer avec une vision artistique claire et désinhibée.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton live, que l’on découvrira pour la première fois Jeudi prochain ?

Hormis le nouveau matériel que j’ai préparé, je vais y introduire plus de spontanéité et de sessions improvisées. C’est un live axé sur le dancefloor avec l’énergie de l’acid-house à la micro-house, inspiré par mes influences artistiques actuelles.