• Interview
    PREMIESKU

Le trio made in Bucarest est de retour au Rex avec son live à l’occasion de la soirée Overground. Nous avons posé quelques questions à Premiesku !

Hello !

Tout d’abord, comment est né le trio Premiesku ? Comment vous est venu ce nom et qu’est-ce qu’il veut dire exactement ?

Tout a commencé en 2009. Nous voulions nous produire en live depuis un moment et c’est donc ainsi que l’idée a germé. Notre plus gros challenge fut alors d’imaginer un live sans ordinateur. Ça nous a pris beaucoup de temps pour customiser nos machines, de régler toutes les questions logistiques et connectiques. Nous avons donc commencé sur les chapeaux de roues et nous sommes arrivés à être prêts à temps ! Pour ce qui est du nom, c‘est un jeu de mot avec « premiere » et le suffixe roumain le plus commun « esku ». Premiesku sonne donc roumain, mais c’est un nom qui n’existe pas. C’est là tout l’intérêt.

Comment se porte la musique électronique en Roumanie ? Quelques nouvelles têtes que nos lecteurs devraient écouter ?

Notre scène se développe très rapidement, et de façon constante depuis que nous avons démarré notre carrière et maintenant il y a pleins de jeunes talents qui éclosent et qui se mettent à la production et au djing. Après il y en a tellement…mais pour se faire une idée il faut écouter Cosmijn, Lizz, Cally et Lumieux…Arapu et Faster qui sont dans la musique depuis un peu plus longtemps sortent toujours de la très bonne musique.

Vous habitez tous les trois en Roumanie et vous y travaillez ? A quoi ressemble une journée en studio pour vous ?

Oui nous habitons tous à Bucarest et nous n’avons jamais ressenti le besoin de nous installer ailleurs. C’est une ville bouillonnante, en perpétuelle évolution, du point de vue économique autant que du point de vue culturel. La scène underground y est très développée et offre une palette d’events tous plus différents les uns que les autres. C’est vraiment la période faste pour notre ville ! Pour ce qui est de nos journées en studio, ce ne sont jamais les mêmes. On arrive, on jam, généralement tôt le matin, frais et dispos, même si parfois nous sommes en studio la nuit, notre créativité y est vraiment différente. On aime vraiment passer du temps en studio, faire de la musique et développer nos idées, on ne s’y ennuie jamais. Comme je te disais nous essayons de ne pas nous répéter d’un jour à l’autre et de ne pas suivre le même process que le jour précédent. Ça veut dire que chacun de nous s’essaie à différents équipements, on expérimente de nouvelles choses et on essaye d’interagir de la façon la plus créative qui soit.

Votre dernière sortie s’est faite sur le label Desolat en janvier dernier. Ce n’est pas la première que vous faites. Comment êtes vous rentrés en contact avec ce label ?

Loco Dice nous a toujours supporté et ce depuis nos débuts. On l’a rencontré en 2008, et on lui donné quelques morceaux à écouter et depuis notre première sortie sur Desolat (Mistique) il a toujours été là pour nous.

Des projets à venir ?

Oui ! Nous travaillons actuellement sur notre prochain album. On a installé notre studio en conséquence et je pense qu’on va y passer un bon bout de temps. Nous allons travailler sur notre nouveau set up pour donner à cet album des sonorités totalement nouvelles. Et puis on travaille sur des sides projects dont nous ne pouvons pas parler pour l’instant ☺

Ce n’est pas la première fois que vous jouez au Rex. Quels souvenirs gardez-vous de notre club ?

Quand nous venons à Paris, nous venons au Rex. Nous associons donc votre club à la ville dans laquelle il se trouve et pour nous ça signifie énormément de choses. Le Rex est un endroit incroyable qui a contribué à l’émergence de notre scène dès le début ! Nous sommes venus deux fois à l’occasion du nouvel an entre autres, et nous avons toujours passé un excellent moment ! Donc que des bons souvenirs.