• Interview
    SONNS

Jeudi, Ivan Smagghe est entre amis au Rex. Il sera en effet accompagné de Solar et Sonns. Nous avons posé quelques questions à ce dernier.

Bonjour Sonns ! C’est la première fois que tu joues au Rex. Qu’est-ce que tu as déjà entendu à notre sujet ?

Hello ! Alors en fait je suis né à paris, et j’ai évidemment été souvent au Rex ! J’y ai passé de nombreuses soirées et j’en garde de très bons souvenirs. Donc je suis très excité à l’idée d’y jouer avec deux de mes meilleurs amis !

En quelques mots quelles sont tes influences, les morceaux que tu écoutes en ce moment ?

J’ai toujours été influencé par plusieurs courants musicaux. Mon premier contact avec la house et la musique électronique a eu lieux durant l’âge des raves à Los Angeles dans les années 90. C’est à ce moment là que j’ai commencé à acheter des vinyles et à écouter des tonnes de mixtapes. A cette époque j’écoutais des labels comme Bleep, Intone, de l’acid et de la techno venues de Detroit et de Chicago. Tous ces morceaux on laissé une empreinte sur moi. Pour ce qui est des morceaux que je joue, tout dépend de l’heure, de l’ambiance et de l’endroit où je me trouve. Je joue beaucoup de morceaux produits par des amis, et il n’y aucune limite quand tu puises tes ressources un peu partout dans le monde ! Chaque jour est une nouvelle découverte.

Tu viens de Los Angeles, où as-tu joué pour la première fois là bas ?

J’ai mixé dans des bars et des clubs un peu partout à Los Angeles. J’avais une résidence dans un club, l’Atlasphere, avec J.Rocc et The Beat Junkies, à Long Beach avec comme guest des artistes comme Greyboy, Digital Underground et quelques figures musicales locales. Je jouais aussi souvent au Détroit Bar et à l’Avalon, du côté de Costa Mesa, un endroit où Dj Harvey et Solar ont souvent joué. C’est difficile de me souvenir de la toute première fois…Je me souviens juste d’avoir commencé à jouer deux trois fois par semaine dans des warehouses, dans Downtown LA.

Tu organisais aussi tes propres soirées. Comment s’appelaient-elles ? Comment tout a commencé ?

Les premières raves que j’ai montées s’appelaient Endore, à la fin de l’été 1996. On avait booké Thomas & Markie, du Wicked Crew, Hardkiss Brothers, RAW, et pleins d’autres. J’avais 18 ans et on avait fait ça entre copains de l’université. 5000 personnes se sont pointées et ont dansé jusqu’à 11 heures du matin le lendemain. On avait fait ça dans un club assez dingue, le Boys & Girls à San Bernardino. Après ce succès on a donc continué sur notre lancée, en bookant nos dj’s préférés à chaque fois, sous des noms différents. Les soirées qui ont le plus perduré dans le temps ont été les Making Shapes, que j’organisais avec mon amie Jeniluv, et qui ont vraiment commencé à devenir importantes à partir de 2009. Et aussi les soirées MACHINE avec mon partenaire de toujours, Travis aka TK Dlsko avec qui j’ai produit sous le nom de Split Secs.

Est-ce qu’il y a une différence entre le public américain et le public européen ?

Tout dépend de la fête et des gens qui y mixent en fait. New York et LA sont les deux endroits qui ont la meilleure vibe au Etats Unis de mon point de vue. Dans ce s deux villes, il n’y pas vraiment de grandes différences avec des villes européennes. En ce moment la scène à LA est bouillonante, beaucoup de nouvelles têtes, de nouveaux clubs, avec un melting pot incroyable. Là bas les gens sont très ouverts d’esprit et adorent par dessus tout faire la fête.

Comment as-tu commencé à travailler avec Kompakt ?

Matias Aguayo est venu chez moi pendant une semaine, à l’occasion de l’une de ses tournées, pour l’une de mes soirées Making Shapes. J’ai toujours été un grand fan de ce qu’il fait, et nous sommes rapidement devenus amis. Un soir, nous sommes allés diner avec Jon Berry, le boss de Kompakt. La connexion s’est instantanément faite et nous sommes allés dans mon studio. Je lui ai fait écouté quelques unes de mes productions. Il m’a demandé si je voulais remixer le morceau Cupid Heads de The Fields, j’ai dit ok et voilà comment tout a commencé !

Des projets à venir dont tu voudrais nous parler ?

Je travaille sur un album chez Kompakt, il devrait sortir courant de l’année prochaine. Je travaille aussi sur des collabs, une avec Phiel Kieran sur mon label, Machine Limited, un EP avec Tom Trago, et un ep sur ESP institute avec mon pote Tavish, quelques remixes sur K!7, Throne Of Blood et Love On The Rocks. Et pour finir, je travaille toujours sur mon projet SPLIT SECS, qui me prend pas mal de temps, avec entre autres, un ep qui devrait sortir sur le label de The Mole, Maybe Tomorrow.