• Interview
    THE ANALOGUE COPS

Le duo berlinois The Analogue Cops nous rend visite à l’occasion de la nouvelle soirée Cyclo. L’occasion d’en savoir un peu plus sur eux !

Hello ! Bienvenue au Rex ! Tout d’abord comment vous êtes vous rencontrés ? Qu’est ce qui vous a poussé à faire de la musique et à lancer Restoration ensemble ?

Nous venons d’une petite ville de la banlieue de Padoue, tout près de Venise, nous nous connaissons depuis l’adolescence. Au début des années 2000 nous avons tous les deux vécu quelques temps à Barcelone et nous avions des platines et beaucoup de disques dans l’appartement que nous occupions alors. Nous avons créé Restoration en arrivant à Berlin, dans le but d’avoir un moyen d’expression sans faire de compromis au niveau du son que nous voulions produire. C’était du temps ou les ventes de vinyles étaient en berne et où la minimale de mauvais goût dominait. Techno, Detroit et Chicago éteint des mots partis aux oubliettes. Alors nous avons créé ce label pour faire découvrir aux gens les vraies racines de la dance music, en attachant un soin et une expertise touts particuliers à nos productions.

Vos principales influences ?

Jeff Mills, Cristian Vogel, Drexciya, Joey Negro, Anthony Shakir,
Underground Resistance, Horsepower Productions, El-B, 4Hero, Masters at
work, Sant Germain, Todd Terry, Miles Davis, maurizio, Roy Ayers, John
Coltrane, late 90s Tresor Records, Robert Hood, Blaze, Basement Boys,
Bob Sinclair (before he turned to EDM), dj Spen, early Gigolo Records,
the Suburban Knight, Tito Puente, early Kanzleramt Records, Jay
Denham, Regis, Surgeon, Glenn Underground, Grant Nelson… pour ne citer qu’eux !

Vous pouvez nous décrire votre set up live ? Quelles sont les machines que vous utilisez et comment l’avez vous imaginé ?

Il change en permanence ! (au moins deux fois par mois). Il est tantôt house, tantôt techno. Mais il met toujours de grosses claques ! En ce moment nous utilisons un Octatrack et une MachineDrum, un Blofeld, une Twisted Electrons Acid8, une AKAI MPX8 Sample Player, deux filtres pole Waldorf et une pédale de distorsion bien graveleuse.

A quel point la ville de Berlin, où vous vivez, vous a influencé ? Quel regard portez-vous sur la scène club de cette ville aujourd’hui ?

La techno berlinoise des années 90 nous a évidemment énormément influencé, Basic Channel, Tresor, Kanzleramt. Quand nous sommes arrivés là bas, le froid polaire nous a forcé à rester de longues heures en studio, ce qui a finalement été plutôt bénéfique. Et puis nous y avons rencontré pleins d’artistes, notamment Steffi, qui partage la même vision de la musique électronique que nous. Aujourd’hui nous avons une résidence au Trésor, nous y organisons des label night tous les trois mois environ, nous sommes vra iment reconnaissant du soutien que ce club nous a apporté. Sinon, la scène club berlinoise, c’est un peu comme le marché du vinyle : saturé. Et tout se gentrifie à une vitesse…ça devient triste.

Quoi de prévu pour vous dans les mois qui viennent ?

Nous venons tout juste de sortir un album sur le label Memento : Action Hunters, un ep qui devrait bientôt sortir sur le label croate Moondance, monté par l’équipe du Festival du même nom, à Split. Parassela sortira un ep sur Restoration ce printemps (c’est notre projet avec Blawan) et nous avons un album de prévu sur Hypercolour. D’ailleurs mercredi prochain, nous ferons une Boiler Room pour fêter les dix années d’existence de cet excellent label ! On se voit samedi sur le dancefloor du Rex !