• Interview
    TREVOR JACKSON

Trevor Jackson revient au Rex après une longue absence à l’occasion de la Lumière Noire. Nous avons posé quelques questions à ce dj et producteur, mais pas que…

Hello Trevor, est-ce que tu peux te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Hello ! Ça fait longtemps que j’évolue dans le milieu de la musique et du design. Je produis, je gère des labels, je remixe, je suis dj, je designe des pochettes de disque, je fais des vidéos et des compilations. Je suis resté dans l’ombre car je n’aime pas trop attirer l’attention sur moi ou ce que je réalise…si ça doit plaire, ça doit être naturel, et avoir un impact positif sur les gens qui sont attentifs à mon travail ! Mon site internet www.trevor-jackson.com est surtout dédié à mon travail de designer et si vous voulez m’écouter ça se passe sur www.nts.live, j’y anime une émission de radio assez régulièrement. J’y joue surtout des nouveautés musicales expérimentales et undeground.

En 2015 tu rejoins « The Vinyl Factory » Comment les as-tu rencontré et qu’est-ce quoi t’a poussé à travailler avec eux ?

Ça faisait quinze ans que je n’avais rien sorti. Je voulais trouver le bon partenaire, celui qui se lancerait dans un projet aussi fou et aventureux que le mien. Pour le décrire rapidement, c’est un album composé de 12 morceaux, chacun sorti séparément en édition limitée aux formats vinyls 12/10/7, CD, Mini CD, VHS, USB, Mini Disc, Cassette, DAT, 8 track, Reel to Reel. Avec ça j’ai imaginé des vidéos pour chacun des morceaux que j’ai présentées à l’occasion d’une exposition.

Tu avais aussi un projet appelé Playgroup et tu as récemment sorti des morceaux sous ce nom. Peux-tu nous en parler ?

Playgroup était mon alter ego dans les années 2000, un projet qui reflétait mon amour pour le post punk du début des années 80, le hip hop, la funk et l’electro. J’ai produis beaucoup de morceaux à l’époque, j’étais aussi impliqué sur de nombreux autres projets. J’avais également mon label que j’ai dirigé pendant dix ans, j’étais donc de moins en moins intéressé par le fait de produire ma propre musique, j’ai donc tout arrêté.
Au fil des années, je me suis mis à réécouter les vielles démos et les tracks non aboutis que j’avais, c’est là que je me suis dis qu’il fallait les sortir. Les choses qui à l’époque ne m’intéressaient plus me semblent aujourd’hui très excitantes à nouveau c’est pourquoi j’ai décidé de les rééditer tout l’été sur une série de 9 Eps pressés sur vinyle que j’ai appelé « Previously Unreleased ». Nous en avons sortis un par semaine dans des pochettes qui, une fois que vous les assemblez toutes, forme une seule et même image. Ces éditions limitées se sont retrouvées en rupture de stock et ont été jouées par de nombreuses personnes que je respecte et que j’admire énormément.

Tu travailles également sur des projets audiovisuels comme ton exposition à l’ICA de Londres, peux-tu nous expliquer ce que tu fais ? Quels sont tes projets ?

Je trouve les médias digitaux assez limités et j’ai un grand intérêt pour toutes les expériences créatives où les gens doivent se déplacer pour venir visiter. J’essaye de développer une expérience physique hautement stimulante avec des sons et des visuels qui ont un fort impact sur les gens et dont ils se rappelleront.
J’ai créé des installations et des expositions pour BMW, LEXUS et des galeries de Londres telles que l’ICA ou Vinyl Factory.

Est-ce que tu prépares de nouvelles sorties ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur tes projets à venir ?

Je m’apprête à sortir une sélection de tracks de l’EP « Previously Unreleased » de Playgroup sur un nouvel album début décembre ainsi que quelques nouveaux albums pour l’année prochaine. Je serais également très intéressé pour produire de nouvelles musiques pour des marques.